Des tuyaux en plomb. A priori 600 kgs (j'ai des doutes à ce jour)
Débit en morceaux pour la fonte en lingots. Les lingots seront tenus contre la quille par des morceaux d'IPN, des sortes de rails en acier.
Mais avant de débiter il convenait de retirer les feuilles de goudron qui entourent le plomb ainsi que le tissu qui est à l'interieur (sans doute des tuyaux pour le gaz)
Après un essai peu rentable sur feu de bois, fonte du plomb au feu de forge. Rapide. Juste le temps de débiter les tuyaux et les chutes de chêne pour alimenter le feu activé par la soufflerie.
Le plomb coule comme une source argentée. Important: conserver du métal fondu en fond de chauffe pour recommencer une nouvelle fonte.
Les lingots pèsent 21 kgs chacun.
J'ai fondu 13 lingots et utilisé les deux tiers du tas initial. Petit problème...
samedi 4 mai 2013
vendredi 19 avril 2013
Bien du retard
Bonsoir
J'ai bien du retard ici. Dans la construction, en dehors des questions de tube d'etambot et de camion pour transporter le bateau, tout avance vite (ceci explique cela). Au passage salut à un pirate qui a arboré un drapeau noir avec tibias sur un VTT quelque part sur un terrain à chars...
Donc quelques images un peu en vrac:
Il n'y aura plus beaucoup de message.
Le chantier s'achève.
Autre chose commence.
Merci infiniment à ceux qui ont pris le temps de regarder et de lire. Il y a plus dans un geste sans mot que dans un mot sans geste.
Quatre années. 3000 heures de travail. Il est temps de prendre la mer.
Je vous souhaite de belles navigations et des rêves qui deviennent la chair de votre esprit.
Elendil a été immatriculée et enregistrée sous le vocable "knörr", probablement le seul dans ce pays. C'est un peu comme un pied de nez.
J'ai bien du retard ici. Dans la construction, en dehors des questions de tube d'etambot et de camion pour transporter le bateau, tout avance vite (ceci explique cela). Au passage salut à un pirate qui a arboré un drapeau noir avec tibias sur un VTT quelque part sur un terrain à chars...
Donc quelques images un peu en vrac:
Il n'y aura plus beaucoup de message.
Le chantier s'achève.
Autre chose commence.
Merci infiniment à ceux qui ont pris le temps de regarder et de lire. Il y a plus dans un geste sans mot que dans un mot sans geste.
Quatre années. 3000 heures de travail. Il est temps de prendre la mer.
Je vous souhaite de belles navigations et des rêves qui deviennent la chair de votre esprit.
Elendil a été immatriculée et enregistrée sous le vocable "knörr", probablement le seul dans ce pays. C'est un peu comme un pied de nez.
vendredi 1 mars 2013
Le creux des vagues
Le chantier avance. Bientôt des images du reseau electrique et des haubans. Tout le cordage est rangé dans l'atelier (merci la corderie Gautier et pas merci à une autre corderie soit disant interéssée par le projet...) et le moteur sera là bientôt. Mois d'avril consacré à l'ouvrage. Mise à l'eau prévue pour mi-mai.
Mais l'écriture est un autre chantier. Certains qui viennent ici, lisent aussi les mots au delà de la technique. Il y a un roman en sourdine.
Extrait:
Bien des choses n'apparaissent que dans le creux qu'elles laissent lorsqu'elles ne sont plus à leur place. De même que la limite se montre lorsqu'il est impossible de tendre la main sans dechirer le voile des habitudes qui enveloppent les jours.
Les liens sont alors des murs plus épais que ceux des prisons. L'esprit qui se débat s'épuise à occuper cet espace infime, qui ne peut contenir les ailes déployées, jusqu'à sombrer de fatigue dans cette longue nuit qui monte de l'horizon.
Il manque le quai, l'appontement qui reçoit l'appel des vagues par la tension des aussières et cette danse lente du bateau à l'amarre. Parcequ'au delà du quai, l'océan s'ouvre.
Les oeuvres vives en carénage peuvent encore rêver de l'océan.
Qu'en est-il de ces coques ouvertes, déchirées, qui laissent passer le fort vent de nord et qui attendent, en s'effaçant chaque jour davantage, qu'une passion qui soit aussi bien gestes que songes s'empare de l'ouvrage condamné pour le rendre aux éléments qui lui donnent sens ?
Mais pour l'empêcher de détruire l'esprit qui la porte, la passion doit être nourrie de regards renouvelés, de parcelles d'histoires apprises ici ou là, et de l'immensité d'un rêve à nul autre accessible.
Là seulement les ailes peuvent se deployer sans atteindre à l'épuisement.
Mais l'écriture est un autre chantier. Certains qui viennent ici, lisent aussi les mots au delà de la technique. Il y a un roman en sourdine.
Extrait:
Bien des choses n'apparaissent que dans le creux qu'elles laissent lorsqu'elles ne sont plus à leur place. De même que la limite se montre lorsqu'il est impossible de tendre la main sans dechirer le voile des habitudes qui enveloppent les jours.
Les liens sont alors des murs plus épais que ceux des prisons. L'esprit qui se débat s'épuise à occuper cet espace infime, qui ne peut contenir les ailes déployées, jusqu'à sombrer de fatigue dans cette longue nuit qui monte de l'horizon.
Il manque le quai, l'appontement qui reçoit l'appel des vagues par la tension des aussières et cette danse lente du bateau à l'amarre. Parcequ'au delà du quai, l'océan s'ouvre.
Les oeuvres vives en carénage peuvent encore rêver de l'océan.
Qu'en est-il de ces coques ouvertes, déchirées, qui laissent passer le fort vent de nord et qui attendent, en s'effaçant chaque jour davantage, qu'une passion qui soit aussi bien gestes que songes s'empare de l'ouvrage condamné pour le rendre aux éléments qui lui donnent sens ?
Mais pour l'empêcher de détruire l'esprit qui la porte, la passion doit être nourrie de regards renouvelés, de parcelles d'histoires apprises ici ou là, et de l'immensité d'un rêve à nul autre accessible.
Là seulement les ailes peuvent se deployer sans atteindre à l'épuisement.
dimanche 10 février 2013
Voiles coton
Les voiles de White Shores (modèle réduit et champ d'experience) ont été taillées dans un coton de 180 grs. Couture des ourlets à la machine puis assemblage des laizes à la main en tenant compte d'un "rond" au tiers bas avant. Ensuite rallingage et pose des cosses.
J'ai lu quelque part qu'il convenait de "tanner" les voiles. Hors qui dit taner, dit tanin.
Donc: copeaux de chêne, amoniaque pour augmenter la vitesse de réaction chimique et eau.
On obtient un beau jus tout sombre.
Ensuite, du balai
Puis application d'une teinte, de l'oxyde de fer dilué à froid dans le tanin
Et enfin, aprés séchage, fixation de la couleur avec de l'eau salée.
Rendez-vous avec la première averse de pluie pour savoir si le principe est bon.
J'ai lu quelque part qu'il convenait de "tanner" les voiles. Hors qui dit taner, dit tanin.
Donc: copeaux de chêne, amoniaque pour augmenter la vitesse de réaction chimique et eau.
On obtient un beau jus tout sombre.
Ensuite, du balai
Puis application d'une teinte, de l'oxyde de fer dilué à froid dans le tanin
Et enfin, aprés séchage, fixation de la couleur avec de l'eau salée.
Rendez-vous avec la première averse de pluie pour savoir si le principe est bon.
samedi 9 février 2013
Entre autres
Il convenait de percer l'etambot à 40 mm au lieu de 30 (le tube en bronze qui contient l'arbre d'hélice a un diamètre de 40 mm. Le diamètre 30 c'était une erreur de jeunesse...) . Sur le forum Toph a donné la bonné la bonne idée: souder une fraise de perçage sur une tige. J'ai complété en boulonnant une scie cloche du diamètre initial pour assurer le guidage.
lundi 28 janvier 2013
Caps de mouton
Les caps de moutons permettent la tension des haubans. Ils fonctionnent comme un palan à trois brins. Les pièces ont été tournées dans du robinier (faux accacia).
Puis forge et mise en peinture des ferrures qui maintiennent la partie fixe aux cadénes elles mêmes fixées aux membrures.
Et enfin montage sur le bateau. Les parties mobiles seront posées avec les haubans dont elles sont solidaires par une boucle épissée.
Et en prime un petit jeu de kim.
Le moteur est commandé ainsi que le materiel pour tout le reseau electrique. Je pense à une mise à l'eau fin avril mi-mai.
lundi 10 décembre 2012
White shores
J'ai eu un peu de temps cet été.
80 kgs, 80 heures. Totalité en peuplier.
Un bateau pour remplacer "Ultréïa" et construit selon le plan d'Elendil. 4,5 m / 1,54m , 0,3 m de tirant d'eau, 140 kgs de lest, gréement à corne. Peinture maison.
Construction à clin, bordée première. Etuvage du galbord par application de serpière imbibée d'eau bouillante.
White Shores est stable et rapide. En souhaitant que la proportionalité des performances soient au rendez vous de celle des formes.
80 kgs, 80 heures. Totalité en peuplier.
Un bateau pour remplacer "Ultréïa" et construit selon le plan d'Elendil. 4,5 m / 1,54m , 0,3 m de tirant d'eau, 140 kgs de lest, gréement à corne. Peinture maison.
Construction à clin, bordée première. Etuvage du galbord par application de serpière imbibée d'eau bouillante.
White Shores est stable et rapide. En souhaitant que la proportionalité des performances soient au rendez vous de celle des formes.
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