mercredi 21 septembre 2011

Ses fluctuat

Non, il n'est pas mort. Il est est toujours à flot du temps qui passe; mais le temps s'use parce qu'il "faut"




Fabrication et pose de l'ouverture coulissante pour l'accés à la cabine





Forge des charnières et pose d'une trappe d'accés au moteur




Le pont a été entièrement calfaté. 180 mètres de luzin et de merlin (cordon goudronné); soit une quarantaine d'heures de fer à calfater et de maillet.
Le palt bord est en place.




Travail et cours: pose de la "couverture" du roof.


Pardon à ceux qui viennent ici de temps à autre. Ce n'est pas trés vivant. Mais j'essaye de faire au mieux...




















dimanche 10 juillet 2011

lever un mât

"Il faut essayer" dit Bulvaï, "et si nous nous n'arrivons pas au bout c'est que c'était trop long pour nous." Et dans un grand eclat de rire les vikings plongent dans l'eau. (voir le 13 ème guerrier)

J'ai essayé. Lever 7.5 m avec un matereau de 3 mètres et un petit treuil à cliquet. Le mât se lève lentement puis plus rapidement, lorsqu'il a dépassé 45 ° il n'y a plus de résistance, autour de 70 ° il faut le retenir ou presque. Essai concluant. Le mât d'Elendil sera construit sur le même principe. Pour l'heure, je construis une maison. Joies silencieuses du chantier et plaisir de l'interieur lorsque la dernière pièce de la lice haute du rez de chaussée tombe parfaitement à la place qui est la sienne.
Un détail de "l'accastillage" de la chèvre. Réas en cormier.




Le chantier du bateau reprendra en aout. Les journées de chantier de la maison commencent à 7h00 et s'achèvent à 19h00.




Appel d'un visiteur de l'an dernier. Des recherches sont en cours sur l'histoire de la pénétration des vikings dans le sud ouest ainsi que sur la permanence actuelle du mode de cosntruction des bateaux. Au delà du lien, qui se tisse ainsi entre passionés, il y a la figure de ces hommes venus du nord et qui sont toujours présents.




Nous sommes loin des imbécilités du monde qui se veut important. Et c'est bien.




En partant tous les matins, je passe le long de la coque d'Elendil. Le rêve vibre.



mardi 14 juin 2011

Il n'y avait pas un soufle d'air. L'eau était comme un miroir où l'esprit peut enfin se voir loin des pesanteurs stérilisantes et loin des questions qui n'ont pas de réponse accéssible.

Un silence profond enveloppait la vision et le miroir a renvoyé le vrai: nous voyons les choses à l'envers.


La réalité que le monde nous donne à voir peut être un leurre. Mais la matière ne l'est pas. La "Gestalt", la figure, prend forme entre les mains qui oeuvrent et le bois qui accepte son devenir mortel, ce que les dieux ignorent et ce qui nous fait plus grand qu'eux.



Alors l'esprit peut s'elever. Il s'appuie fermement sur les fondements qui sont les siens et non pas sur ceux que des idées forgées par d'autres imposent ou composent pour instiller leur pouvoir.

Sans doute n'irai-je pas bien haut, mais qu'importe j'y parviendrai avec mes propres forces. (inspiré de Cyrano, "mon panache")



Bientôt il sera temps de faire viking.




Alors, comme l'arche du reflet, mais n'est-ce pas celle de nos jours, nous porterons au grand vent et aux mers inconnues, la forme de notre rêve. La conquête d'un royaume de Hautes Terres, de deserts glacés, de prairies immenses et de foyers accueillants comme l'âtre à la flambée lorsque le vent fait hurler les nuages et danser sauvagement les cimes des grands arbres.




Et "Comme un vol de gerfault hors du charnier natal..."






Tout ceci, et la chute est bien mesurée, pour dire qu'Ultréïa prend l'eau pour que le bordé reprenne l'humidité necessaire à son équilibre.


Ce que nous faisons ici, résonne dans l'eternité.







jeudi 2 juin 2011

Sur le pont d'un bateau

Ajustage des goutières (liaison pont-coque) lorsque les virures ne sont pas dans le plan du pont. Monter et descendre, une planche à la main avec quelques traits au crayon; aller à l'atelier, un coup de scie à ruban, un coup de rabot. Le résultat est satisfaisant. Les joints seront réalisés au mastic MS (merci Jean Didier de "bateau bois" pour tous les détails techniques) avec en fond de rainure un cordon goudronné.

Le tracé des goutières (ici une plache brute avant découpe) : une equerre de charpentier et un crayon fin. Les trous dans l'equerre permettent de positionner le crayon et l'extrémité de l'equerre suit la courbe de la virure.







Je me suis assis sur le pont; j'ai bu une bière.





Il y a un sens à tout ceci. Ce n'est pas le défi, ce n'est pas l'étrange ou le surprenant. C'est l'être qui s'accompli dans une forme. Il n'y a pas cinquante philosophies, il y a en deux; celle des métaphysiques (qu'elles soient religieuses ou laïques) et celle de la réalité (l'être présent au monde sans intermédiare pour le don du sens). Je laisse "l'étant" aux autres et je prend l'être.














dimanche 22 mai 2011

du silence

Heures de silence et de quiète solitude sur le chantier. Parfois un peu de musique en sourdine. Dans le temps qui passe où les mains s'occupent à façonner, percer, visser, s'introduit l'autre temps de la reflexion. L'esprit n'est pas préoccupé; aucune pression ne vient troubler le cheminement des idées, des images et des pensées.
Que suis-je occupé à réaliser sinon une idée. Une idée d'évasion, une idée d'immensité et une forme de l'être au monde.
Longtemps j'ai pensé que cela pouvait avoir une importance pour d'autres. Je ne le pense plus aujourd'hui. Je me sens comme Sylvebarbe, mon ami des grandes futaies.



Assemblage des lattes du pont. Ci dessus un détail du joint en sifflet. Tous les écarts ne sont pas sur la maille, autrement dit tous les joints ne se trouvent pas sur le barrotage. Mais j'ai testé la solidité des assemblages. Pas de soucis.




Les passavants sont achevés; il manque maintenant les goutières entre pont et coque ainsi que les plages avant et arrière. D'autres lattes à façonner, et d'autres heures de cette évasion vers, et dans, un réel concret, loin des agitations aussi stériles que débilitantes du monde qui nous entoure.




"Viking" est une action.




dimanche 15 mai 2011

autour du bateau

Ce que je fais en ce moment (lattes du pont) n'est pas trés visible. En attendant, Elendil dans son monde actuel:

Devant l'atelier. Il ne reste plus beaucoup de place avec la maison en construction.


Lorsque l'on sort de la maison, il y a ce regard là.






dimanche 8 mai 2011

Des gens sont passés. Ils étaient passés au début du chantier. Ils ont été surpris de voir que ce n'était pas fini... 800 heures passées. Et combien encore ? Sans doute autant. Mais ils passent et le bateau s'avance. On ne verra plus rien de nouveau à l'exterieur ou presque. Tout se passe "dedans".
J'ai monté l'épontille du mat et une partie des renforts qui renvoient la force vélique vers les membrures. Pour cela il a fallu commencer le pont et monter une lisse de roof.


Combien de temps cela prend-il de construire seul un bateau de 9 mètres tout en bois ? Je l'ignore et cela ne m'importe pas.
Chaque fois que j'ajoute une pièce ou que je résoud un problème, je me dis que l'aube est proche.

La vraie magie ce n'est pas de prononcer une formule mais bien de donner une forme à son rêve.

Et d'un autre point de vue, la gouverne. Juste pour le plaisir.



Je ne suis pas rendu comme dirai l'autre, mais "ça va le faire".


Et les lointains et les prochains seront toujours scotchés à leurs écrans, suspendus aux "nouvelles" qui n'en sont pas, hébétés de niaiseries et de vulgarités, moutons d'abattoirs pour la faucheuse fonctionnarisée et dévôts de galeries commerçantes pour les grands prêtres du tout à consommer. Pourtant la vraie vie est là, à deux pas; il suffisait juste de passer la porte. Mais qui sait où mène le chemin ? Donde es el caminando, donde està el camino.